LE BLOG DE CELOR

comme ça vient.

24 décembre 2009

joyeux noël

Pour moi cette fête ne signifie rien et je ne la célèbre pas. Je suis seule ; je vais regarder la télé. Malheureusement les programmes sont d'une pauvreté traditionnelle, dégoulinant de bons sentiments et de bêtise pour certaines chaînes.
Je vais donc zapper jusqu'à trouver quelque chose de potable à me mettre sous les yeux.

Néanmoins, sachant que pour beaucoup c'est une fête familiale qui a de l'importance, je souhaite de bonnes fêtes de fin d'année incluant le réveillon de la Saint-Sylvestre.

A bientôt.

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22 décembre 2009

A partir de demain matin, il va falloir que je m'exerce, que je sois attentive, à être à l'écoute de ce qui se passe en moi, à l'intérieur, dans ma tête. Plus question de tout reléguer au subconscient, et non plus d'être distraite par ce qui se passe alentour.

Je serai seule, enfin seule. Ma famille part pour un gite, quelque part dans le Noooord, où ils vont tous se retrouver. Moi, j'ai pas voulu en être. Le froid me rend paresseuse. Et puis je me fiche totalement de noël. Je veux rien changer à mes habitudes.

Il n'y aura non plus personne dehors, plus d'activité, plus rien. Chacun sera dans sa bulle confortable et chaude de la grande famille au complet. Ce sera peut-être de la gaîté, du rire, des jeux.

J'aime pas ça. D'ailleurs c'est trés tendance de ne pas aimer cette période de l'année. Sauf que moi c'est de tout temps. J'ai jamais rien fêté d'ailleurs. J'aime pas qu'on m'impose des trucs. Même en douceur, même au nom de la sainte famille, de la convivialité, de la fraternité. Ce sont des foutaises ! Remarque, je risque rien d'y aller, ils sont gentils dans le cocon belle-famille. Mais le problème c'est que je ne peux pas me permettre de manger beaucoup et n'importe quoi à cause de mon pré-diabète qui menace de basculer dans la maladie. Je veille à ce que ça ne se produise pas et si mon pancréas fatigue définitivement, je ne voudrais pas penser que c'est bien fait pour moi. Dés que j'ai pris connaissance de mon taux de glycémie, je me suis mise en état d'alerte maximum, d'où ma promenade quotidienne de 2 heures en moyenne, d'où le fait que je refrène mon gros appétit.

Je voudrais pas tout foutre en l'air parce que c'est nowel. Et puis ce grand voyage, interminable, j'en veux pas non plus. Et si je rajoute que je ne ne suis pas chaude à l'idée de laisser mon chat tout seul, même avec un voisin qui donnerait à manger, je crois que je peux me battre pour imposer ma défection. Elle se justifie, on peut la comprendre. Et sinon, tant pis, je m'en fiche.

Ma mère m'a beaucoup énervée hier. Elle me demande qu'est-ce que la thyroïde et qu'on lui aurait dit que c'était peut-être ça qui la rendait malade. Il faut savoir qu'elle a fait des examens de chaque partie de son corps, qu'on ne compte plus les radios, les consultations, les analyses, et que c'était encore un truc qu'elle n'avait pas évoqué. Quand je l'ai eu hier au téléphone avec sa voix larmoyante qui m'interroge sur le rôle de la thyroïde, j'ai explosé en lui disant qu'elle était infernale. Et tremblante de colère, hurlante presque (elle est quasiment totalement sourde), j'ai raccroché. Aujourd'hui, je rappelle, culpabilisée à mort, et elle m'annonce qu'elle vient de recevoir ses résultats d'analyse (je lui demande pas lesquels, elle en fait tout le temps) et que tout va bien.

Elle semble trés fière d'elle.
Et du coup se met en tête de me questionner sur ce que je lui ai glissé hier entre deux glapissements : "alors c'est quoi ton problème de thyroïde ?". Et oui, j'ai eu le malheur de lui dire que j'étais en hypothyroïdie et que j'étais traîtée pour soigner ce déficit hormonal. Ne s'inquiétant plus pour elle, elle me dit que ça lui fait peur (c'est son mot préféré : PEUR) et me demande si je suis fatiguée. Comme je sais qu'elle ne cherche que des raisons de se plaindre de son anxiété et de ses obsessions médicales, je coupe court et lui souhaite de bonnes fêtes en famille. Elle me rend folle !

Demain matin, je vais préparer le sac repas repas que mon mari et mon fils vont emporter pour manger sur la route. Et je pourrais enfin savourer ma solitude totale.

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20 décembre 2009

Hier midi j'ai encore fait du boudin. Comprenez : j'ai boudé. Le temps du boudin blanc ou noir n'est pas encore venu et puis de toute façon à Noël comme j'aime bien le répéter je serai SEULE, alone, but not sad.

Pourquoi donc ai-je boudé ? Tiens je vais même plus loin : j'ai tapé du poing sur la table. Non là encore c'est pas à prendre au premier degré. Moi je donne plutôt de la voix. Je ne fais pas de geste agressif mais pardon quand je gueule j'y vais de bon coeur et je ne dois pas avoir une tête sympa.

Alors j'en viens au fait :
Mon mari arrive à 11h30 avec des paupiettes de veau. Je sais pas trop pourquoi, il fait trés rarement les courses. Mais là il avait l'air content de lui, alors je me suis dit : je vais les préparer ses paupiettes de veau et pas plus tard que pour le déjeuner.

Je les cuis donc aux petits oignons. Mais non, j'avais pas d'oignons et donc j'en ai pas mis. C'est juste pour dire que j'ai bien fait revenir et que j'ai laissé doucement mijoter pendant 30 minutes et y ai rajouté des champignons de Paris.
Comme le matin j'étais bien lunée et peu occupée j'ai fait un flan. Il avait l'air bien sympa.

Bon, tout est prêt, j'installe tout sur la desserte et souriant intérieurement parce que fière de mon travail, j'annonce "à taaaaaaabbble". Il arrive, s'installe, se sert. Puis il commence à touiller dans son assiette avec la lèvre supérieure un peu retroussée.

- qu'est-ce t'as ? que je lui demande, un peu refroidie.
- qu'est-ce que c'est ce truc là ?
- Quoi encore ? (quand je dis quoi encore c'est qu'il va y avoir bagarre)
- ce truc vert là au bord de l'assiette ?

Et là, pincée je lui réponds, bien obligée parce que j'ai identifié le truc en question
- c'est du chewing

Au dernier moment, j'ai dû reposer un morceau de chewing gum quelque part. Malheureusement ça a attéri sur le bord de son assiette je ne sais par quel tour de passe-passe. J'avais rien vu.
Mais alors là, l'ambiance a changé, je ne vous dis que ça.

Il fait son magnanime et n'en reparle plus, en ayant bien entendu auparavant rejeté ce minuscule bout de chewing-gum dans une petite poubelle de table disposée opportunément prés de lui.

Il goûte sa paupiette et repose la fourchette l'air rêveur.
- quoiiiiiiii ? (ma voix est un peu plus aigüe)
- c'est trop cuit non ?
- NON !!!

Moi je trouve pas et en plus j'ai respecté le temps indiqué sur la recette de marmiton.com que j'ai lu rapidement mais dont j'ai retenu l'essentiel : le temps de cuisson.

Il mange sans dire un mot. Et moi itou. Mais je suis crispée.
Lui aussi.

Il se décide enfin à dire quelque chose :
- qu'est-ce qu'on entend
- ben c'est la radio
- t'éteins pas ?
- ben non c'est de la musique classique que je laisse en permanence dans mon bureau. Normalement c'est pas dérangeant.
- la preuve que si !!
- Oui mais faut dire qu'aujourd'hui tu as décidé de faire chier jusqu'au bout.

Je vous le jure, j'ai pas l'habitude d'être grossière. Mais là c'est parti. Et les vannes se sont ouvertes. Je lui ai fait en peu de temps le catalogue de tout ce qui me déplait chez lui, de tous les reproches qui me venaient à l'esprit.
Je parle trés fort, je suis en colère mais j'en rajoute un peu. Je sais qu'il y a un degré de conflit qu'il ne peut supporter et à partir duquel il fait marche arrière. C'est la raison pour laquelle je ne m'arrête surtout pas une fois que j'ai fini de dire tout ce qui n'allait pas chez lui. Je continue encore un peu jusqu'à la reddition de cher époux qui prend son petit air contrit que je connais bien.
Le repas se termine. Nous regardons chacun ailleurs. On dirait deux étrangers.

J'ai continué à bouder encore un peu jusqu'à ce matin. Entretemps il est redevenu doux comme un agneau et c'est comme ça que je le préfère.

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18 décembre 2009

ce soir ma tisane n'a aucun goût. Je la bois quand même, paraît que ça apaise et prépare à la nuit.

Je mets 20 minutes pour m'apercevoir enfin que j'ai oublié de mettre le sachet. Trop tard, reste plus qu'un fond d'eau tiède adouci par une sucrette fondue.

Voilà ce qui arrive quand on est interrompue ! J'ai mis l'eau à chauffer ; mon mari arrive et me tend le téléphone : "c'est ta fille, je lui ai parlée, à ton tour". Ravie je prends la communication. Et mon sourire se transforme en une moue désabusée "Je dois te laisser maman, je suis en train de manger". "Bon et bien au revoir à bientôt". "T'inquiète, j'appelle demain". Ouais. On verra bien.

Peut-être un peu émue par la déception, j'ai attrapé mon bol, y ai versé l'eau et pas mis le sachet. Pas grave, toute façon la tisane ça n'a pas trop de goût, la preuve !

Je commence à sentir de la fébrilité autour de moi. Ca sent le sapin !

M'en fiche, je vais rester tranquilou chez moi, toute seule, une bonne semaine. Mais je ne vais pas m'ennuyer puisque j'ai un programme d'exercices consistant en une marche quotidienne de deux heures, puis de l'ordinateur, puis aussi un peu de télé et quelques pages d'un bon livre. Pour les livres j'ai l'embarras du choix, j'en possède beaucoup et des bons !

La neige avait fondu cet aprés-midi et le temps était fort agréable.

Je vais terminer ce billet en annonçant mon programme télé du soir : sur Direct 8 il y a des enfants qui font du radio crochet. Ca me distrait. Les enfants de maintenant sont d'une assurance !!! J'en suis hébétée mais pas attendrie. C'est intéressant cette assurance mais ça ne prouve en rien que les mômes de maintenant soient plus intelligents qu'avant. Mais pardon, ils connaissent bien tous les rouages de la télé et ils savent bien l'utiliser.

Bien, je vais donc quitter cet écran pour un autre avec cette fois une tasse de vraie tisane. J'ai enfin toute ma lucidité, j'en profite pour faire le bon geste. Ca fait beaucoup d'eau finalement et ça va me réveiller deux ou trois fois la nuit pour faire pipi.

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La neige tombe régulière et drue parfois. Le spectacle est beau pour les amateurs. Tout est blanc.
Je suis ennuyée quand même malgré cette vision pâle et rare. J'ai peur de glisser de tomber.
Je suis une bonne marcheuse mais j'ai un équilibre assez précaire et on peut dire que sur un terrain gelé, glissant, pluvieux, neigeux, je marche sur des oeufs. Bon alors un peu ça va mais longtemps, bonjour les dégâts éventuels.

J'ai un motif de contentement. Alors que ma famille s'apprête à réveillonner au loin - dans le nord à partir de Toulouse - moi j'ai annoncé la couleur. Je reste.

Ma mère qui traverse encore une de ses crises de panique me demande d'une voix larmoyante d'aller la voir à Paris "avant qu'il ne soit trop tard". Ce genre de petit chantage affectif me laisserait de glace si il ne me faisait bouillir de rage. Je sais que sa dame de compagnie part quelques jours en voyage pour les fêtes et ma mère va se retrouver un peu seule. Elle veut juste quelqu'un à ses côtés. Et moi j'ai pas envie de servir de garde-malade. Il n'y a rien de sentimental ou d'affectueux dans sa demande. Elle veut juste quelqu'un pour l'écouter et l'assister.

J'irai plus tard. Quand l'effervescence d'année en phase terminale sera passée. Ainsi j'ai plus de chance d'éviter frère et soeurs qui auront repris leur activité. Sinon je perdrais beaucoup d'énergie à les éviter une fois dans l'appartement maternel où ils se font un devoir d'appeler et de venir.

Pas simple hein ?

Johnny va bien en tout cas. Tout ce brouhaha, ces ragots, ces diagnostics et pronostics, pour rien. Il paraît qu'il est pas content le "taulier". Pendant ce temps là, des SDF ont continué à crever de froid, des smicards à rire jaune devant l'augmentation misérable de leurs émoluments, des grévistes à gronder et à attendre une solution face à leurs revendications multiples. Bon je vais pas me lancer tête baissée sur tout ce qui fait l'objet de commentaires et critiques sur toute la blogosphère. Y a trop de boulot et ça sert à rien qu'à se défouler un peu. Comme exutoire je préfère me bouger même si les conditions climatiques sont rudes. C'est un challenge comme un autre.

Je vais me retrouver seule une semaine en cette fin d'année. Mais comme c'est volontaire de ma part, il n'y a pas lieu d'être amère. Bien au contraire.

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13 décembre 2009

Je ne vais tout de même pas revenir faire une page juste pour dire qu'il fait froid. Normalement tout le monde en France s'en est rendu compte.

Il n'empêche que courageusement et bien couverte, je reste fidèle à mon programme de marche tous les jours.

Sinon, j'ai été tentée à plusieurs reprises d'effacer tous les messages de ce blog et ce depuis le tout premier que j'ai écrit en mai 2008.  J'avais beaucoup plus à dire au début c'est normal. A présent que j'ai longuement parlé de moi, mon enfance, ma vie, mon oeuvre (lol), me reste plus que le quotidien qui est d'une régularité militaire.

Je vais à mes différents clubs de loisirs et le reste du temps et bien c'est pareil. Les journées se ressemblent mais je ne suis pas contre. J'en suis à un stade où l'imprévu, le contrariant, le détail auquel je n'avais pas prêté attention, me dérange. Je suis plan-plan et de plus en plus. A telle enseigne que pour ne pas rompre cette belle mécanique bien huilée, je ne partirai pas avec ma famille pour le Nord de la France où un gite accueillera tous les membres de ma belle-famille. Non pas que je ne les aime pas mais l'idée du voyage et de cette réunion m'ennuie. Alors j'ai dit non après avoir hésité. Je suis persuadée que ma présence ne manquera à personne. Non pas que je me dévalorise, ce n'est pas cela du tout, mais quand il y a plus de vingt personnes et qui plus est des membres d'une famille qu'on voit rarement, il est impossible que le fait d'être absente me rende responsable d'un gâchis quelconque. Je ne serai pas là, voilà tout et je ferais comme tous les jours, seule, chez moi. Il n'y a aucune amertume, aucune tristesse là-dedans au contraire. J'ose imposer mon point de vue en douceur et personne semble m'en vouloir. Il est vrai que j'ai préparé cette attitude depuis quelques années déjà et qu'elle est bien acceptée.

Ma mère me demande si j'irai la voir. C'est niet. Ca ne fait pas si longtemps que je suis allée à Paris chez elle et ça ne me laisse pas un bon souvenir. Je préfère attendre. Je sais qu'elle est vieille et qu'elle n'est pas éternelle mais elle semble aller mieux et je considère qu'elle peut encore attendre. D'ailleurs quand nous sommes ensemble, c'est loin d'être l'entente cordiale.

Fiston est venu hier. Notre fille a téléphoné aujourd'hui. Tout est en ordre. Je ne suis pas au mieux moralement mais j'ai déjà été en plus mauvais état. Je vais donc me contenter de ce que je suis et de ce que j'éprouve en espérant que ça dure.

J'aurais bien des choses à dire, je ne peux prétendre n'avoir rien fait ou rien vu. Cependant je traverse un moment où je ressens moins l'envie de m'étendre sur cette page offerte par le blog. Je ne vais donc pas supprimer mes messages parce que j'ai le sentiment qu'un jour j'aurais envie d'avoir envie. Et au passage une petite pensée pour notre Jojo national qui traverse une mauvaise passe en lui souhaitant de se rétablir et d'arrêter de se prendre pour un surhomme.

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29 novembre 2009

Pratiquement quatre ans qu'on ne s'adressait pas la parole. D'ailleurs j'avais coupé tout lien avec mes frère et soeurs. J'ai évité d'en arriver là avec ma mère vu son grand âge et anticipant peut-être la culpabilité en cas de décés. Donc, j'ai un peu pensé à moi en faisant cette distinction.

Moi, je détiens la preuve irréfutable que mon état physique et surtout psychologique s'est considérablement amélioré.

Alors que je repoussé même l'idée de reparler à la fratrie pour cause d'incompatibilité profonde, j'ai reparlé avec une grande facilité et totalement décomplexée à l'une de mes frangines. Tiens je ressors même ce mot presque affectueux au lieu de soeur. Mais ne poussons pas. Je n'en suis pas à avoir de l'affection. N'empêche que c'est sans contrainte et avec une totale fluidité que je lui ai parlé au téléphone. D'accord c'est au téléphone donc c'est plus facile pourrait-on penser. Mais non faut pas croire. Malgré l'insistance de ma mère, je me sentais absolûment incapable d'engager le dialogue avec qui que ce soit de ma famille tant je m'étais sentie agressée.

La semaine dernière 10 minutes, ce matin prés d'une demi-heure. J'étais bien. Je suis sûre qu'elle est contente également ; en revanche ma mère étant trés égocentrique doit se demander si c'est bien son intérêt. Je sais c'est un peu cynique mais je n'oublie pas qu'elle est en grande partie responsable des embrouilles familiales.

Bon passons. Le temps est grisounet. Il va falloir quand même que j'aille faire mes deux heures de promenade quotidienne. Plus question de renoncer à ce traitement qui consiste à s'aérer et faire de l'exercice. Il s'est avéré extrêmement efficace.

Mon mari a un peu la gueule de bois. Non pas qu'il ait bu mais il est trés déçu par la défaite des Français au match d'hier. Il était pourtant confiant avec son pote féru également de rugby. Je suis désolée pour lui mais je ne partage pas sa frustration, moi les matchs à la télé je ne les regarde pas, j'y comprends rien et je n'ai pas l'intention de m'y mettre.

En revanche regardé "on n'est pas couché" l'émission de Ruquier. Pas jusqu'au bout quand même, ça se termine très tard. Zemmour est étonnant. Il provoque et scandalise les invités en leur disant des mots blessants mais il n'a pas l'air mal à l'aise, à aucun moment de l'émission. Pourtant il soulève souvent des tollés. Je trouve son compère Nauleau plus modéré. Bon tout ça on le sait bien ce n'est que du show ; tout le monde sait à quoi s'en tenir.

J'ai fait un pot-au-feu pour le repas du midi. Ca commence à sentir trés bon. Faut prendre des forces pour affronter le froid après, pour la balade.

Ma fille a téléphoné hier. Son boulot lui plait infiniment et elle y fait merveille. Douée elle est. Je suis comme beaucoup de mères, banalement fière de mes enfants. Je vais éviter d'en faire étalage.

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26 novembre 2009

Rendez-vous chez mon toubib cet aprem. Je sacrifie donc ma promenade en groupe. Je la ferai seule après ma visite.

Hier j'ai fait mes analyses. Il y a du mieux. J'ai encore une glycémie haute, mais je ne suis pas diabétique T2. J'espère que je ne le serai jamais mais faut faire gaffe. Continuer à pratiquer de la marche et manger équilibré. Ca semble me réussir. Je suis passée tout prés de la maladie avec un taux trés limite. Mais ça passe.

Cholestérol au poil. Pas de mérite je pense puisque je suis sous Tahor. Idem pour mon hypothyroïdie : je suis traîtée au levotyrox. Ca marche les medocs, les traitements médicamenteux. C'est drôlement rassurant quand même de voir que les traîtements sont efficaces comme ça. Les chiffres parlent, ils sont trés bons alors qu'il y a moins d'un an tous les signaux d'alarme étaient allumés. Faut dire que j'y ai mis du mien.

Je vais donc faire renouveler mon ordonnance. Puis il va me prendre ma tension. Chez le toutib, elle fait un bond fabuleux. Il sait bien lui que c'est pas une hypertension véritable, il a bien compris qu'il me stresse. Ce qui fait qu'il attend que je sois un peu détendu, et là les chiffres font moins peur. Je trouve quand même que c'est un peu haut mais il ne me donnera pas d'ordonnance pour ça. Comment faire pour ne plus avoir cette phobie des cabinets médicaux ?

J'irai me promener après, ce ne sera pas mon horaire habituel mais ça va me faire du bien.

Temps toujours superbe chez moi. Pas de manteau, pas de blouson. Elle est pas belle la vie finalement ?

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20 novembre 2009

J'ai vraiment pas envie de bloguer en ce moment. Pourquoi répéter toujours la même chose vu que ma vie n'est que train-train. Parfois un grain de sable vient enrayer la mécanique bien huilée et c'est pas mieux, je m'en passerais.

Nous avons beau temps ici, ceci explique peut-être cela.

Je sors donc toujours autant ; ça va de mieux en mieux avec les personnes de mon club de marche. Je commence à bien les connaître et je fais un peu mieux connaître ma nature extravertie. Au début je fais toujours un peu la femme réservée, posée, discrète. Mais la nature finit par parler. Maintenant je ris tout haut, je me dirige vers les uns et les autres sans problème, pose des questions et fais même quelques jeux de mots et des mimiques pour faire rire. C'est comme ça que j'étais avant. Mais en quasi permanence. Mon côté cabot. D'ailleurs j'ai fait une quinzaine d'années de théâtre et j'ai le goût de me mettre en avant. Mais pas trop.

Mon moral est plutôt dans la fourchette haute, mais à peine hein, faut pas non plus exagérer. J'ai toujours mes interrogations, mon anxiété latente, mes angoisses. J'ai peur pour moi mais aussi pour mon mari et mes enfants qui n'en demandent pas tant. Alors je fais bien attention à ne pas trop m'exprimer sur ce point, rien n'est plus contagieux que cet état d'esprit. Mon mari a mal au dos et parle de plus en plus de passer un scanner. Rien que le mot m'effraie. Et je lui dis que ça va passer. Je sais que j'agis mal parce que lui est pragmatique. Il a mal, il consulte. Moi c'est : attention, on peut découvrir quelque chose de grave (je pense cancer tout de suite). C'est pas avec ça qu'on avance, je suis bien d'accord.

Que vais-je faire ce week-end. Il y a une journée portes ouvertes dans mon club de scrabble qui fait aussi jeux de carte. J'irai faire un tour, ça peut être sympa.

Demain une braderie aussi, je vais voir si le coeur m'en dit. J'ai des bricoles qui me feraient plaisir. Sans plus.

Mon fils vient de s'acheter une smart. C'est une toute petite voiture et lui il est super balèze. Ca fait bizarre. Je crois qu'il a fait cet achat par snobisme. Il agit souvent en décalé. Mystérieux mon garçon !

Bon je reviendrai, quand je pourrai, quand je le sentirai. Là, le démarrage a commencé mais je préfère arrêter parce que je je sens pas tout à fait. J'espère passer une bonne fin de semaine.

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12 novembre 2009

De quoi donc vais-je me plaindre aujourd'hui ?

De rien. Bien au contraire. Comme quoi, je fais des efforts pour me décoller l'étiquette que j'ai dans le dos et qui commence à me gêner.

La météo est folle. Elle n'en fait qu'à sa tête. Il fait un temps absolument magnifique. Ce qui peut être n'est pas pour rien dans mon humeur bien allégée.

Cet après-midi, balade avec mon groupe de randonneurs, comme tous les jeudis.

Hier j'y suis allée, bravant pluie, vent et froid et j'ai réussi à revenir. Mais oui, on peut sortir par tous les temps. C'est même recommandé. Pour des inactifs (comme on dit à tort) comme moi. Trés bon pour la tête qui turbine à vide ou avec du presque rien.

Ma fille est bien arrivée chez elle dans la Région Parisienne et mon fils est parti ce matin, presque à l'aube. Il va passer quelques jours à Paris et pourra faire la tournée familiale. Grand bien lui fasse. Cependant, je dois reconnaître que mes enfants sont toujours fort bien accueillis dans ma famille. Ce qui n'est pas mon cas mais bien sûr l'histoire n'est pas la même.

Tout est calme à la maison. Il n'est cependant pas exclu que je me lance dans un grand ménage et du repassage. Mais je me donne quelques jours.

J'ai décidé : je n'irai pas à noël pour le grand regroupement familial. C'est dans le nord. Il caille. On est trop nombreux (pas moins de 25). Ca se passe dans un gite loué tous les ans. Et on passe notre temps à manger. Petit déjà, tournée de dates fourrées et autres mignardises caloriques, apéro, repas pantagruélique, sortie de table, balade collective ou petit jogging pour les plus courageux, puis thé avec gâteaux, apéro, diner.... et ainsi de suite pendant une semaine. Et pendant ce temps là, mon chat resterait seul à la maison avec juste un voisin pour lui donner ses croquettes ? Que nenni. Je resterai. J'espère avoir la force mentale de rester zen pendant ces satanées journées où le monde festoie. Mais ça dépend pas directement de moi. Il m'arrive parfois des angoisses que j'ai du mal à voir venir.

A chaque jour suffit sa peine... ou pas. Aujourd'hui tout va bien et je suis contente de venir le dire ici. Je pense à mes ami(es) du blog qui me donnent du courage et du coup je me mets à apprécier la technologie et je bénis le net. La télé en prend un coup depuis que je suis devenue une internaute assidue. Je regarde peu de choses et pour tout dire seulement quand je suis bien fatiguée. Donc des émissions bien futiles et qui de toute façon ne m'apportent et ne me donneront rien de plus et qui m'aideront surtout à tuer le temps jusqu'à l'endormissement.
Ce qui a priori n'est pas sa vocation première. Les temps sont durs pour les media qui se multiplient de toutes parts avec une concurrence féroce.

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