LE BLOG DE CELOR

comme ça vient.

03 juillet 2009

Il est parti ce matin à l'aube, prendre l'avion pour Paris. Le boulot jusqu'à ce soir. Ensuite il ira voir sa mère à Epernay et rentrera dimanche dans la soirée.

Hier soir notre fils est venu diner. Il n'est pas arrivé les mains vides mais avec un énorme paquet contenant un appareil à bière. J'y aurais pas pensé tiens. C'est nouveau, c'est fun, ça s'arrache paraît-il. En tout cas Claude était ravi de son cadeau d'anniversaire, cadeau collégial entre nos enfants et moi. Je leur ai laissé le choix, ça tombe bien puisque je ne m'avise pas à faire ce genre d'achat, trop original pour moi et je l'avoue trop cher aussi à mes yeux. Faut préciser que je suis peu dépensière et que je réfléchis toujours trop avant de dépenser de l'argent. Est-ce de la radinerie ? J'en sais rien, peut-être. Quoi qu'il en soit si je ne jette pas l'argent par les fenêtres, je ne prive personne. J'achète finalement ce qui est nécessaire. Pour le superflu et bien c'est là que se pose la question des oursins ou pas dans la poche. J'ai grandi avec des parents qui n'avaient pas un rond et loin d'avoir acquis un esprit de revanche maintenant que je peux me payer à peu près tout, je continue à rester modeste dans ma façon de vivre. Je ne me crée pas de besoin. Le seul luxe, et le dernier que j'ai pu avoir, c'était de m'acheter mon paquet de cigarettes. Mais je ne fume même plus. Oh oui, j'ai une petite addiction ridiculement insignifiante : j'achète un ticket de grattage par semaine. En vain. Je ne gagne évidemment rien et puis à quoi ça me servirait d'avoir plus d'avoir en conservant le même état d'esprit. En revanche pour ce qui concerne les courses alimentaires, je suis curieusement trés cliente. Alors que nous ne sommes que deux. Dont un mari qui mange trés peu et moi qui essaie de faire gaffe, rapport à mon cholestérol et mon diabète réprimé dieu merci.

D'ailleurs un signal d'alerte s'allume dans ma tête depuis quelques jours. Je reprends un peu de poids. Pas grand chose : 2 kilos. Je trouvais bien et normal d'être stabilisée, de ne plus maigrir davantage. Le résultat de six mois de discipline diététique et active a été spectaculaire. J'ai retrouvé une silhouette que je n'avais eu que jeune. Par la suite je m'étais beaucoup enveloppée en pensant que c'était normal de prendre du poids avec les années. Il n'en était rien. Dés que j'ai repris les rênes, j'ai réussi à mincir et à réfréner mes habitudes alimentaires compulsives. Mais voilà j'ai perdu de ma vigilance et je reprends un peu plus de volume et il ne faut absolument pas que je laisse cette tendance s'accentuer. Donc je me reprends en main. Je rajoute autre chose qui a peut-être pesé sur la balance si je puis dire : avec cette grosse chaleur, je marche moins. Et ça compte !

Bon me voilà seule jusqu'à dimanche soir. J'espère que je ne vais pas m'ennuyer au point de perdre mes résolutions de reprise en main. Que vais-je faire ? Je lis beaucoup depuis quelques semaines, je vais continuer. Je ne devrais pas manquer de livres, j'en ai fait provision il n'y a pas longtemps.

Hier soir avec mon mari et mon fils la soirée était assez animée. Nous avons bien discuté. Mon fils semblait accablé par la chaleur. Il avait travaillé toute la journée aussi faut dire. Il est venu là en pleine semaine pour souhaiter à son père un bon anniversaire.

J'ai raté la sortie avec mon groupe de randonneurs hier. Mais alors que je sortais sous le coup des 16 heures, histoire de ne pas trop souffrir des ardeurs du soleil, je l'ai rencontré. Je me suis arrêté un moment pour parler avec certains des membres du club. Ils étaient étonnés de ma non participation. J'ai parlé de ma lombalgie pour m'en excuser. C'était pas une excuse bidon. Les sorties du club sont beaucoup trop longues pour moi depuis que je souffre du dos. 3 heures en plein cagnard. J'ai préféré choisir mon heure et la durée de ma sortie. En plus j'ai fait une partie du trajet à vélo. C'était le dernier rendez-vous, tant pis je les retrouverai en septembre si tout va bien.

Ma fille a donné quelques nouvelles à son père au téléphone. Elle aurait un deuxième rendez-vous avec une société qu'elle a démarché pour un emploi. Je trouve que c'est bon signe. Peut-être une embauche à la clef ? En cette période de crise il vaut mieux pas trop espérer. C'est la misère.

En passant devant Intermarché hier, j'ai rencontré un couple qui fait partie de mon club de scrabble. Nous avons discuté longuement. Un de nos sujets de conversation : la peur de la maladie. Je leur ai confié que j'étais hypocondriaque et que j'avais peur des médecins et des examens médicaux, quels qu'ils soient. C'est parce qu'ils me demandaient pourquoi je n'allais pas consulter pour soigner mes douleurs dorsales. La dame m'a dit qu'elle était comme moi. L'homme lui tout souriant avait l'air de se moquer. Ce monsieur là a fait un trés grave accident de voiture il y a quelques années. Il est tout amoché, marche avec des cannes et a perdu un oeil. Et pourtant il est trés détendu et serein et a des rapports sains avec la médecine. Il a tellement souffert, il en a tellement vu. Mais voilà il a un tempérament tranquille, exempt de toute extrapolation dramatique, et a beaucoup de recul avec ce genre d'angoisse. Nous avons discuté tous les trois à bâtons rompus, parlant de nos vieilles mères et de la vie qui défile trop vite nous laissant désarmées et faussement fatalistes. C'est comme ça, on peut pas être et avoir été avons nous dit. Au fond de moi j'ai quand même beaucoup de mal à accepter que la vie me file entre les doigts. Et pourtant je fais tous les jours la même chose. Si au moins je mettais à profit ce questionnement existentiel pour varier les plaisirs de la vie, profiter de chaque instant. Je sais pas faire. Je m'adapte comme je peux à certaines situations mais je ne suis pas une fonceuse ni une aventurière.

Mon mari a pris l'avion ce matin et il le reprendra pour son retour. Et bien j'ai ces dramatiques accidents répétés d'Airbus en tête et je croise les doigts pour que l'adage "jamais deux sans trois" ne se vérifie pas ces jours prochains. Attendons que Claude soit revenu !

Ce metin j'ai lu un article sur le gars "Machin" (c'est son nom) qui était en voie de réhabilitation pour un crime qu'il n'aurait pas commis et pour lequel il a fait quelques années de prison. Et voilà qu'il est à nouveau sous le coup d'un arrêt pour le viol de mineures. Bon j'ai pas tous les détails mais je voudrais bien savoir le fin mot de l'histoire concernant cet individu. Etait-il innocent ? La prison aurait-elle fait de lui un criminel alors ? Bon comme dit l'autre, l'humoriste qui passe chez Drucker "on ne nous dit pas tout". Ou plutôt "on ne sait jamais tout".

Entendu sur France Inter que les hebdomadaires voyaient leurs ventes s'envoler, augmenter de plus de 30 % en été. J'étais surprise, persuadée du contraire. Mais non, les gens quand ils ont le temps, ils lisent, ils s'informent. Les publicitaires devraient le savoir et pourtant il y a trés peu de pubs dans les journaux pendant la période estivale. Ce qui m'étonne aussi c'est quand on parle DU livre à acheter pour ses vacances. Moi un livre je le lis en 2 jours, ça ne me prend pas tout mon temps pendant des semaines. J'ai vraiment du bol. C'est la liberté dont je jouis en ne travaillant pas qui me permet de lire de tout mon soul, de marcher, de faire des jeux de société en club. Je me rends compte que c'est un luxe inouï dont je pourrais tirer encore plus partie. Mais probablement que je suis limitée... Je ne m'intéresse pas beaucoup aux expositions et à la culture en général. Je vais si peu au cinéma et je n'écoute pratiquement pas de musique. Il aurait fallu que je sois dotée d'une plus grande capacité à l'enthousiasme et avoir une curiosité plus approfondie sur ce qui m'entoure. J'ai de la sensibilité mais je la bride et l'utilise à mauvais escient. Dommage.



Posté par celor à 07:32 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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