LE BLOG DE CELOR

comme ça vient.

08 octobre 2009

mauvaise vie

J'ai acheté "mauvaise vie" de François Mitterrand lors de sa sortie en 2005. J'allais dire j'ai acheté ce roman de Mitterrand. Or, justement, ce qui m'intéressait c'est que c'était une autobiographie sans aucun doute.

J'ai toujours été intriguée par le bonhomme avec sa tristesse, sa voix douce et psalmodiante, son mystère.

Bon j'ai été édifiée à la lecture du bouquin. En fait on n'ignore plus rien de ses envies et de ses désirs. Je ne parle pas de fantasmes puisque justement il assouvit ses désirs de jeunes garçons et il en parle librement.

Le livre est dans son ensemble sombre, trés bien écrit et on en ressort perplexe. Quoi qu'il en soit j'étais je le reconnais troublée, légèrement choquée mais sans plus. En outre vu que je n'ai ni lu ni entendu de réactions outrées, j'ai pensé, à l'époque, qu'étant donné l'évolution de nos moeurs et la permissivité générale accordée aux artistes, c'était moi qui étais légèrement coincée.

Or, par ses déclarations maladroites de soutien à Polanski, voilà que je les entends maintenants ces critiques. Il faut dire qu'entre temps, il est devenu ministre de la culture. A ce titre il n'aurait pas dû se manifester comme un intellectuel de gauche qui signe la première pétition venue. Il n'aurait pas dû parler du "mauvais côté" de l'Amérique. Il aurait dû, à mon sens, faire profil bas et tout du moins ne pas réveiller l'instinct carnassier du front national ; ainsi sa confession lui revient comme un boomerang, 5 ans après. A présent c'est la curée, et on réclame sa démission ou on se démarque ou se défausse dans son entourage. Certains prétendent ne pas avoir lu le livre alors que les extraits les plus significatifs sont partout sur la toile.

Je ne sais plus quoi penser sauf qu'être un artiste, une personne de talents et de culture, ne dispense pas d'avoir une éthique, une morale et le sens de l'honneur. On ne pratique pas de sexualité avec des enfants.

Hier j'écoutais encore un autre débat. Et oui je me promène partout et longtemps avec ma radio dans les oreilles et je suis donc surinformée. Il s'agissait d'une augmentation du prix des cigarettes (10% par an rien que ça !) censée dissuader les fumeurs de continuer leur honteuse et dangereuse pratique. Mais pourquoi cet argent ne sert-il pas à combler le déficit de la sécu ? C'est bien dommage. Cette manne suffirant à régler cet éternel problème du trou béant de cette institution en déficit permanent. Alors que cette montagne de bénéfices va aux industriels et à l'état. C'est tout simple mais ils ne pensent pas aux mesures simples en haut lieu. Le bon sens populaire n'est pas une vaine formule. Pour rappel une autre aberration : la TVA bien diminuée qui profitent aux restaurateurs, et d'aprés ce que j'ai entendu, beaucoup moins aux emplois dans le secteur et pas beaucoup aux consommateurs. Finalement il est bien plus croustillant de parler de la mauvaise vie d'un triste sire. Pendant ce temps, nous on bosse ou on élève nos enfants du mieux qu'on peut en se posant les bonnes questions, celles qui nous touchent et dont on aimerait bien connaître la réponse qui convienne.

A part ça, je vais pas continuer à râler. Le temps. Le temps devient plus gris, plus froid mais là au moins il n'y a rien à redire. Tout est dans l'ordre des choses.

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05 octobre 2009

dans la salle d'attente à la gare montarnasse, on s'est un peu emmerdés comme tous les autres, les yeux perdus au plafond ou dans le vague, ou scrutant le tableau d'affichage des trains avec le quai à emprunter.
On est vraiment en avance. A cause de moi. J'ai toujours peur de rater. Surtout le train ou l'avion. Alors je speede et fais speeder celui, celle, ou ceux qui m'accompagne(ent). Bon là c'est tombé sur mon mari puisqu'il m'accompagnait (en partie) pour ce séjour à Paris. J'étais plutôt heureuse de rentrer chez moi mais toujours triste et désabusée concernant me relations familiales. En un mot, j'étais dans un état de latence et d'attente.

Quand soudain, un oiseau volette. Je suis surprise d'en voir un dans cet espace un peu surchauffé, avec des voyageurs et leurs bagages. Je pense que ce volatile, mignon, tout petit, est blessé. Je souris légèrement quand je suis rassurée. Ce piaf a l'air tout vif et est bientôt rejoint par plusieurs de ses congénères.

J'aime énormément les animaux et les situations inhabituelles. Du coup toute mon attention est accaparée par ce petit ballet.

Je prends mon sac où j'avais glissé un paquet de chips en prévision du repas de midi.

Comment ces oiseaux ont-ils compris ? J'ai juste attrapé mon sac du sol pour le mettre sur mes genoux et je ne l'ai pas même ouvert que ces petits mignons sont agglutinés devant moi.

Je regarde mon mari, incrédule je suis !

Il me regarde aussi et ne comprend pas ce qui se passe. Je lui dis : "je m'apprête à leur donner des chips et les effriter pour qu'ils puissent tous en profiter. Seulement je ne sais pas comment ils ont deviné ? Je n'ai pas fait de bruit avec le paquet et j'ai même pas ouvert mon sac."

Ils savaient.

Je me suis exécutée troublée et trés amusée. J'ai sorti mon paquet tout croustillant et ils ont attendu patiemment que je disperse les miettes convoitées devant eux. Claude m'a fait les gros yeux :
- je t'en prie, ne fous pas le bazar dans la salle d'attente avec ta bouffe.

Il ne s'est pas inquiété longtemps. En moins de temps qu'il me faut pour l'écrire, ou le taper sur mon ordi, tout est ramassé dans les petits becs gourmands. Les oiseaux ont fait un petit simulacre de bagarre pour qu'on leur chipe pas leur part du butin mais il y en avait vraiment pour tout le monde. Ils ont mangé la fournée en un rien de temps et son revenus peu de temps aprés. J'ai encore craqué quelques chipsettes pour leur bec fin et rebelotte, ils se sont servis royalement mais avec moins de précipitation. Encore un autre manège entre moi et eux et puis notre train est annoncé. Les petits n'ont d'ailleurs plus faim. Ca tombe bien. On doit partir.

Nous avons commenté ce fait étrange. Nous n'avons pas de réponse. Je ne suis pas la seule à m'emparer de mon sac, comment ont-ils compris que c'est moi qui allais les nourrir ? Mystère !

Contente qu'ils aient pu me changer les idées un instant.

Déception dans le train, mon MP3 que je voulais en fonction radio, ne produisait que des parasites. Alors je décide de prendre le nouveau livre de Daniel Pennac "chagrin d'école" que je viens d'acquérir. Même pas en édition de poche mais édition Gallimar. Un bon gros livre bien chaud, bien tentant. Stupeur : ma petite bouteille d'eau que j'avais mal refermée s'est vidée dessus. C'est pas illisible mais je suis contrariée et je referme le bouquin tout mouillé. Décidément, mon sac était le sac à malice de la journée. Des chips trés bonnes pour les oiseaux et un livre abîmé, tout mouillé, pour me restituer mon humeur maussade agréablement oubliée pendant quelques instants.

Je ne fais donc rien et je subis le bavardage incessant, en anglais s'il vous plait, de deux jeunes personnes : un garçon et une fille qui n'arrêtent pas. Rien. Ils s'esclaffent, parlent fort et se bécotent. Au début ça me distrait un peu et puis ça me devient insupportable. Je me renfrogne un peu plus et cherche une autre place. En vain.
Il faut préciser que leur voix portait haut et fort et était perturbante. Je ne m'agace pas si vite normalement.
Heureusement, ils sont descendus à Bordeaux et j'ai pu totalement me détendre. J'ai même dormi un petit peu.

Depuis deux jours que je suis arrivée, je viens à peine de récupérer.

Les voyages ne me valent rien.

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Je suis revenue du petit séjour de 5 jours chez ma mère. Comment ça s'est passé ? No comment ai-je envie de dire dans un premier temps. Mais en fait, ça s'est passé normalement : plutôt mal.

Elle parle trés fort parce qu'elle est presque sourde, ce qui fait que nos conversations sont surréalistes et à vrai dire le terme de dialogue de sourds correspond totalement dans le fond et la forme à ce que nous entretenons ensemble.

La pauvre, elle ne sort jamais. Pourtant elle a la chance d'avoir à son âge (90 ans en janvier prochain) la tête et les jambes. Elle s'imagine handicapée depuis de trés nombreuses années et fait marcher ses enfants à la culpabilité. Et croyez moi, ça fonctionne. Même si on veut résister, on finit par craquer et c'est ce qui se passe pour moi au bout de 2 jours. A chaque fois, c'est comme ça. Au début elle s'intéresse un peu à moi, me pose quelques questions puis c'est moi moi moi et mes maux, ma maladie, mon anémie, ma solitude et mes anecdotes toujours les mêmes.

Pourtant elle est bien entourée : une femme de ménage le matin de 9h à 11 heures. Des coups de téléphone qui se succèdent de la part de mes soeurs et frère, et une dame de compagnie de 17 à 19 heures.
Elle a tellement peur de mourir que j'en suis souvent émue. Que faire ? Que dire ? Je pars de chez elle le coeur lourd et trés fatiguée.

Sinon et heureusement, nous avons eu une soirée "quartier libre" ; mon mari et moi sommes allés à la rencontre de notre fille (qui habite Nanterre et travaille à la Défense). Ou plutôt nous l'avons attendue trés longuement à un café rue Daguerre dans le 14ème. Elle s'est un peu perdue à cause d'un manque d'indications sur le lieu mais finalement nous a rejoints. Nous sommes allés diner dans un restaurant réunionnais. C'était vraiment trés bon et le temps d'attente court, ce qui est trés appréciable pour moi qui déteste attendre. Notre fille était bien enrhumée, entre le café et le resto, j'ai couru à une pharmacie lui acheter des pastilles. Apparemment c'était insuffisant puisqu'à l'heure actuelle elle souffre toujours  de son coup de froid. Sa colocataire lui a proposé des huiles essentielles pour se soigner mais j'ignore si ce traitement est efficace. En tout cas c'est dans l'air (pollué) du temps. Ca ne peut pas faire de mal semble-t-il.

Hier vide grenier où j'ai acheté un énième casque pour mon MP3. Je n'aime pas les écouteurs qui tombent des oreilles ; j'essaie à chaque fois d'en prendre un qui ne soit pas trop voyant mais j'ai finalement opté pour un de ces gros casques qui se calent bien et qui permettent une écoute optimale pour moi qui fais de si grandes balades.

Le temps est au beau fixe chez nous. Je reconnais qu'à Paris il n'est pas tout moche non plus. Les journées étaient belles et les rues toujours trés animées ce qui n'est pas pour me déplaire.

Demain je redémarre mon programme de rentrée avec mes groupes randonnées et scrabble. La routine maintenant. C'est pas exaltant mais je ne suis plus toute jeune et mes loisirs se doivent d'être un peu plan-plan, ce qui me rassure et sont conformes à mon nouvel état d'esprit. J'essaie de ne plus penser à ma folle jeunesse passée dans les boites de nuit ou des bowlings, ou des bars pleins à craquer avec de la musique partout. Jeunesse passée à Paris, à un moment de ma vie où j'avais une énergie et une soif de vivre intenses. A présent, c'est différent mais tout va bien. On ne peut retenir le temps même si on regrette certaines époques qu'on croyait durables.

J'ai laissé chez ma mère quelques cadeaux pour les petits-enfants de ma soeur. C'est incongru n'est-ce pas ? Je ne parle plus à personne de ma fratrie et mes neveux ne viennent pas me voir quand je séjourne chez ma mère. Ils habitent tous la région parisienne. Je laisse quand même des petites choses pour les gosses qui ont 1 et 6 ans. Histoire de montrer un tout petit esprit de famille. Ils sont tous conscients là-bas que j'ai été blessée par leur comportement envers moi. Le fait est que je n'en veux à personne mais que je ne leur fais plus confiance et que je crois que je n'arriverai plus à leur parler normalement. Donc je préfère m'abstenir car je suis ennemie de l'effort et de la contrainte en matière de communication et de relations humaines.

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25 septembre 2009

Pauvre homme.
Je viens de relater cette triste anecdote dans un forum de discussion dans lequel je me commets parfois. J'ai pensé qu'elle aurait aussi sa place dans mon blog parce qu'il est question d'une émotion singulière causée par un fait divers touchant une personne que j'ai croisée tous les jours depuis de trés nombreux mois;

je le croisais une fois par jour le long du canal où je me promène quotidiennement. Moi à pieds, lui à vélo. Plus de deux ans qu'il n'a jamais manqué ce non rendez-vous donné à tous les promeneurs du lieu.

Je ne le voyais plus depuis quelques jours. C'est un homme de 65 ans, toujours avec une casquette de marin et un short. Souriant, disant bonjour à tout le monde, insistant parfois pour entamer un petit dialogue.

Il m'agaçait. Au début je le trouvais sympa, bonhomme, surprenant par sa régularité dans le parcours. Je n'ai plus lâché le moindre sourire ni répondu à son bonjour. Je passais mon chemin avec ma musique dans les oreilles sans changer d'allure ni lever la tête. Il passait, gardant toujours la même allure tranquille et saluant d'autres promeneurs plus cools que moi.

En réalité il était connu comme le loup blanc. Qui ne l'avait pas croisé ? Remarqué par son omniprésence sur cette berge.

Il faisait partie du décor. Mobile quand même avec son vélo qu'il ne poussait jamais. Il semblait savourer chaque instant.

Une affichette attire mon attention ; tous les deux ou trois arbres, une photo en couleurs de l'homme en question avec sa description physique, son éternel vélo prés de lui. Je m'arrête n'en croyant pas mes yeux. C'est un avis de recherche que sa femme a fait imprimer. La veille j'avais bien remarqué le manège de deux hélicos mais je n'y avais pas prêté plus d'attention que cela.

A la boulangerie ce matin on parlait de lui. Mon bonhomme est tombé dans le canal, victime d'une crise d'épilepsie. Il est mort, tombé avec son vélo. Il est resté dans l'eau deux jours, bien au fond, alors que les recherches se poursuivaient sans grand espoir hélas. Sa femme savait bien quil n'avait pas fait de fugue, pourquoi faire ? il semblait avoir toute la liberté et l'espace qu'il voulait.

Comme je n'ai jamais parlé de lui à personne et pour cause, je vous fais part de mon émotion; pensez donc, un élément de mon décor qui disparait à jamais. C'est troublant. J'espère que ma famille de canards à qui je porte quelques morceaux de pain régulièrement, n'ira pas voir dans un autre coin-coin si j'y suis, si je ne les retrouve pas à la même place que d'habitude je serais encore plus désorientée.

Petit moment de tristesse sur la fragilité de la vie ; nous sommes à la merci de la moindre défaillance quand la malchance s'en mêle.

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15 septembre 2009

ça y est. J'ai pris mon billet de train pour Paris. Départ mardi 29/9.

Non je ne vais pas faire des folies, juste mon devoir. Je vais passer quelques jours avec ma mère. Déjà au téléphone elle réussit à me destabiliser chaque fois, quelle que soit mon humeur de départ. Et puis elle est devenue sourde comme un pot. Je vais donc reposer ma voix avant de partir afin d'être en mesure de hurler pour lui parler quand je serai avec elle. Elle a pourtant un appareil auditif mais je me demande bien à quoi il lui sert.

Du coup, depuis que j'ai programmé ce périple enchanteur, je me sens assez tourmentée. Parce que ma mère c'est pas le seul problème ; il y a mes soeurs et frère avec qui je ne m'entends pas, auxquels je ne parle plus et à cause de qui je vais devoir la jouer fine pour ne pas me trouver en leur présence qui m'agace au plus haut point. Quand nous sommes ensemble, il y a une ambiance électrique et il en faut peu pour que ça pète.

N'empêche que depuis le temps je devrais me résigner avec plus de philosophie. Mes relations familiales m'ont déjà conduites à des comportements qui en temps ordinaire et avec d'autres personnes ne me sont pas habituels.

Dés jeudi c'est la rentrée pour mes activités : marche, scrabble. Un train-train aussi. Mais je vois des gens.
Peut-être que je devrais ajouter d'autres loisirs ? Non pas remplacer ma précieuse marche qui m'a aidée ou mon scrabble qui me permet d'entretenir mes neurones, mais faire autre chose encore ; j'aimerais bien rejoindre une chorale. J'ai toujours pensé que j'avais une belle voix grave agréable et juste. Ce n'est pas l'avis de mes enfants qui m'ont signifié qu'en leur présence, je devais m'abstenir. Alors si je suis mon inclination, j'irais chanter. Problème, c'est en soirée, j'aime pas sortir quand la nuit tombe. Je vais continuer à réfléchir et peut-être finir par fléchir.

J'allais finir ce billet en disant : "voilà". Or ce mot je ne veux pas l'utiliser. De l'entendre me rend hystérique. Moi qui écoute la radio pas mal de temps, qui rencontre des gens, qui regarde la télé, je peux vous dire qu'il y a un toc collectif ; plus personne ne ponctue en disant "oui" ou autre chose indiquant qu'on en a fini, ou qu'on est d'accord avec son interlocuteur, ou qu'on hésite à poursuivre parce qu'on ne trouve pas les mots. Un seul mot revient comme un gimmick "voilà". Parfois c'est "voilà quoi" chez les plus jeunes.
Ne surtout pas croire que ce sont des personnes à court d'idées ou un peu limité en vocabulaire qui disent "voilà" sans arrêt.. non non non. Que j'écoute les émissions culturelles de France Inter ou débiles de TF1 (Secret story par exemple), le "voilà" revient inévitablement dés que la parole est donnée pendant plus de cinq secondes. Peut-être que j'exagère un peu mais je suis si irritée par ces tics-tocs de langage que quand je bloque, je bloque à fond. Ca m'énerve. Comme les gens qui se mangent la peau autour des ongles ou qui ont des manies. J'y suis vraiment trés sensible.

Donc je vais terminer en vous disant juste : à un de ces quatre.


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03 septembre 2009

mais qu'il est nul mon blog

on va pas se plaindre ; pour une fois qu'un blog est jugé à sa juste (non) valeur par celle qui le nourrit (de moins en moins souvent), il faut saluer le moment de lucidité ! Je l'ai toujours eu cette (mauvaise) opinion, mais là, le concrétiser, noir sur blanc ça me soulage un peu ; autant vous dire que je ne suis pas surprise qu'il ne suscite ni curiosité, ni commentaire, ni l'ombre d'un début d'intérêt.

Au début j'étais enthousiaste. Persuadée que j'étais que j'allais pouvoir extérioriser et mettre en ligne et en phrases toutes les émotions qui m'agitaient. Ca s'est pas vérifié ! On est trop raisonnable quand on a... bon passons. Oui, je suis prudente. Toujours peur de me dévoiler un peu trop et surtout, surtout, à des personnes dont je ne voudrais surtout pas qu'elles tombent sur mes textes, par hasard. Il va sans dire que je n'en ai pas fait de publicité.

Ce que je voulais c'est faire un journal I.N.T.I.M.E. ; j'avais pas compris on dirait. Un blog c'est fait pour être lu par le plus grand nombre. Il faut être honnête donc et ne pas avoir tant d'arrière pensées paranoiaques. Ca nuit à la spontanéité, à l'inédit, à l'originalité, à la vérité. A force de livrer du bout des doigts des phrases bien expurgées de ce qui colle au plus prés de ma vérité, je tourne en rond avec deux, trois trucs que je ressasse en variant de moins en moins de vocabulaire. De la paresse, du banal !

Alors ? Dois-je arrêter ? Effacer mes 225 messages ? C'est totalement envisageable. Cependant, je me laisse un peu de temps. Aprés tout, je peux être boostée un jour par je ne sais quelle improbable événement qui provoquerait chez moi un nouvel élan, une foi en la chose écrite et confessée. J'en doute évidemment.

Tant pis, je garde ce truc sous le coude. Je n'ai pas le déclic pour lui donner une saveur nouvelle. Je le sens bien.

Je sais aussi que je ne dérange personne en le laissant mollement végéter.

Je lis régulièrement dans libération le blog d'une personne atteinte d'un cancer. Il me tire des larmes et fait naître en moi beaucoup de confusion, de peur, d'admiration. Cette femme écrit vraiment bien, avec des mots choisis, vrais, percutants. Elle a des dizaines et des dizaines de messages. Il faut dire qu'elle tient, avec sa maladie et tout ce qu'elle entraîne, un sujet qui nous bouscule, nous touche. Lors d'une insomnie récente, j'ai tout lu depuis le début de son histoire. Ca m'a fichu un cafard indescriptible et que je ne décrirai donc pas. Et en même temps ça m'a permis de noter sévérement mes médiocres narration de rien. N'empêche que je préfère être en bonne santé et n'avoir rien à dire ! C'est le seul point positif à retirer de la comparaison entre un blog riche nourri d'une histoire difficile et pathétique et celui d'une personne vieillissante, désabusée, mais qui vit des journées plates et sans romantisme aucun. Finalement j'aime bien mon confort moral, j'apprécie d'aller à peu prés bien puisque tout est relatif mais je reconnais que pour l'écriture c'est trés mauvais.

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30 août 2009

Suis allée à un vide grenier cet aprem.
Rien d'intéressant vraiment. J'ai quand même fait quelques acquisitions de minuscule importance. Des dvd et autres bricoles. Le temps est idéal. Un peu chaud peut-être mais il n'est plus question d'étouffement ou de canicule.

Juien était là hier avec son linge sale bien sûr. Je me suis empressé de le laver pour pouvoir lui donner tout propre et repassé aujourd'hui. Mais il n'est pas venu.

Les activités redémarrent la semaine prochaine je pense. C'est parti pour un tour de manège.

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16 août 2009

hum... ça sent les retours divers et variés.
J'anticipe mais un petit air de rentrée flotte dans l'air.
Le passage quasi obligé mais pas contraignant de mon mari dans sa maison familiale est passé. Il est revenu.
Avec mon fils qui l'avait accompagné.
J'étais restée, seule, toute la semaine. Prétexte : je peux pas bouger à cause du chat. Y a personne pour s'occuper de lui.
Finalement ça passe vite une semaine. De toute façon je suis trés souvent seule. Pas à ce point c'est vrai.

Ca y est, il est rentré. La vie continue. Pareille.

Il fait une chaleur accablante. Je suis quand même sortie. Pour ma ballade quotidienne. Sous un soleil de plomb. J'ai eu comme une sensation de vertiges à deux reprises. Heureusement, il y a un coin sanitaire avec robinet à eau potable dans le coin où je me promène. Je me suis hydratée. Obligée pour ne pas tourner de l'oeil.

Ma fille a commencé son nouveau job. Elle dit qu'elle a une charge importante de boulot mais qu'il n'y a pas grand monde au bureau. Elle ne se rend donc pas compte de l'ambiance dans laquelle elle baignera. D'ores et déjà elle pense que là où elle travaillait auparavant, c'était plus décontracté. Bon c'est un peu tôt mademoiselle pour juger non ? Elle verra bien. Mon fils est passé vite fait faire un petit coucou à sa grand mère (ma mère). Il est également allé au resto avec ma soeur (celle avec qui je suis fachée depuis trois ans).

Bientôt tout le monde va rentrer. Je vais reprendre mes activités. Les mêmes. Commes sont mes journées : pareilles. Personne ne pourra jamais arrêter le temps, laissons nous glisser.

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07 août 2009

le blog de celor se repose.
Ben quoi, je n'ai pas grand chose à dire dans ce désert estival.
Tout est en sommeil, les gens absents. On a levé le pied.

Le pied.

Rien à faire pour les grands bosseurs.

Moi c'est toute l'année que je glandouille. Et le temps passe, passe.

Ma fille passe la semaine chez nous. Elle part dimanche. Elle a fait une virée avec une amie d'enfance il y a deux soirs, et aujourd'hui rebelotte. Elle sort encore. Elle va retrouver 3 de ses meilleurs amies de Toulouse. Dont l'une habite actuellement Londres et qui vient de se fiancer. L'autre est enceinte. Ma fille, célibataire. Mais avec un nouveau chouette job. Un nouveau boulot pour une nouvelle vie pleine de projets et d'avenir, I hope so.

Claude et Julien vont dans la maison familiale. Une fois de plus, j'ai décliné au prétexte qu'il y a notre chat qu'on ne pouvait laisser seule une période de plusieurs jours. Et pourtant il n'en demande pas tant. Je le vois à peine. On va dire que c'est un peu un prétexte pour ne pas partir. On peut pas dire : quel dommage. Je sors tous les jours et nous habitons une chouette région, dans un endroit privilégié où je fais de trés belles ballades bien ensoleillées tous les jours. Que demander de plus. Pourquoi devrais je sacrifier au rituel des voyages ? Partir à tout prix ? Non, j'aime de plus en plus mon confort et je ne déteste pas la solitude.

Sur ce, je laisse à nouveau reposer ce blog sans prétention. J'essaie de l'étoffer un peu mais je me refuse à m'inventer des faits nouveaux ou des rebondissements ménagers ou autres. Il ne se passe pas grand chose.
Ah si, tiens. Nous avons inviter nos amis les W. à un apéritif dinatoire. Nous l'avons fait en dehors de la maison, sous l'appentis. Hélas, les mouches se sont invitées à la fête. Bien sûr attirées par les crevettes, moules et autres aimants à bestioles. On aurait dû rester à l'intérieur. Ca ne fait rien, ce sont des amis trés gentils et on leur devait au moins une invitation. C'est toujours eux qui nous invitent. Martine est venue avec son nouveau vélo électrique, avec batterie. Elle peut ainsi pédaler et monter les côtes sans se fatiguer. Belle trouvaille.

Notre fils est en vacances également. Il vient nous voir régulièrement. Il a trés peu l'occasion de voir sa soeur dont il vient aussi un peu pour elle.

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02 août 2009

Nous avons déjeuner chez nos amis les W. Ils sont toujours adorables. Une valeur sûre.

Nous avons ainsi fait connaissance d'une des connaissances de Martine. Une ancienne collègue qu'elle n'avait pas vu depuis plusieurs années mais qui n'a pas changé. Veinarde.

Barbecue sympa. Le temps n'était pas au top. Pour moi ça me convenait bien. Du coup on a renoncé à se baigner. Nous sommes partis vers 16 heures, à pied. Tout le monde s'est proposé de nous raccompagné mais claude et moi avons décidé que nous ne monterons pas dans une voiture .On préfère marcher. Ca permet de perdre un peu des innombrables calories ingurgitées. C'est négligeable mais tant pis, toujours bon à prendre quand il s'agit de se donner bonne conscience.

Normalement notre fils vient ce soir. On ne le voit pas beaucoup. Il est en vacances. Je ne sais pas ce qu'il fera de ses congés. Je ne crois pas qu'il ait prévu un voyage. Il projette d'aller aux Etats-Unis en décembre. Il doit donc économiser. Il nous a également parlé d'un possible achat d'appartement. Ce qui serait une bonne chose mais n'épiloguons pas, c'est trop vague.

Ma fille vient demain si tout va bien. Elle va passer une petite semaine chez nous puis elle commencera son nouveau job.

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